vendredi 24 février 2012
Week-end à Bohol avec nos collègues EdM !
Quelques photos de notre week-end entre volontaires des Philippines. C'était bien agréable de pouvoir se retrouver, d'échanger sur nos 6 mois de mission. Pour l'occasion nous sommes allés sur l'ile de Bohol dans les visayas !
Les "Chocolate Hills", est l'un des sites touristiques le plus montré par les spots télévisés, la radio, les posters. Ces collines d'herbes ondulantes sont effectivement charmantes (malgré les conditions météorologiques non optimales lors de notre visite !) mais ne méritent quand même pas autant d'éloges ! La légende raconte qu'il s'agit des larmes solidifiées d'un géant transi d'amour...
Autre élément emblématique de Bohol : les tarsiers ! Minuscule primate d'aspect à la fois mignon et inquiétant, avec ses grands yeux jaunes !
mercredi 8 février 2012
Un dimanche après-midi au centre
mardi 7 février 2012
Tandag
La maman et les deux petites sœurs de John Dave...
habitant au milieu des champs de riz.
Nikkie Marie, filleule en deuxième année d'High School
A la pêche aux pesos !
Séminaire Pré emploi [ Iligan]
Il y a 15 jours nous avons organisé un séminaire de 3 jours pour les étudiants filleuls qui seront diplomés en Mars prochain. Les domaines d'études de ces filleuls étaient très variés (informatique, enseignement, hôtellerie, commerce, ingénieur …).
Il a permis aux étudiants de découvrir de nombreuses clés indispensable à une entrée réussie dans la vie professionnelle ! Ils ont pu passer un entretien d'embauche fictif, apprendre à poser une candidature crédible (CV et lettre de motivation), visiter deux entreprises : Petronas Energy Incorporated et Mabuhay Vinyln Corporation (production de différents produits chimiques à partir du sel).
Nous leur souhaitons de vite trouver un emploi !
dimanche 8 janvier 2012
Tempete Washi
Une petite semaine après la catastrophe, je me suis rendue à Iligan et plus particulièrement au village de Digkilaan où habitent la majorité des filleuls de ce programme. La plupart des familles de nos filleuls ont été touchées par ce typhon et, même si il n’y a pas eu de perte humaine dans les familles, les dégâts sont importants, en particulier la destruction des maisons.
L’agitation est grande à Digkilaan. Les camions de donations (ONG, aides du gouvernement, armée) ne cessent de monter au village pour distribuer des vêtements, de la nourriture, des bassines, des jerricanes d’eau...etc. Les familles marchent parfois une ou deux heures pour se rendre au lieu de la distribution et repartent souriants, les bras chargés d’objets retrouvés. Malheureusement, les familles les plus affectées ne sont pas toujours les premières à la distribution : ils ont tellement à faire à la maison. Partout, je vois des mamans et des enfants laver, brosser, frotter, essayant de récupérer le peu qu’il leur reste. Je découvre des familles souriantes, courageuses malgré la grande fatigue qui se lit sur tous les visages. Ils reconstruisent, réparent. Je suis touchée par nos filleuls qui déposent au soleil leur cahier et livres d’écoles pour les faire sécher. Je suis émue d’entendre que, depuis cette fameuse nuit, les enfants pleurent quand il pleut trop fort… Mais d’ailleurs, que s’est t-il passé cette nuit du 16 décembre ? En pleine nuit, le vent a soufflé, des vagues d’eau sont rentrées dans les maisons, ont embarqué tout ce qu’elles trouvaient… « Tobig, tobig.. ! » (de l’eau, de l’eau). Les gens ont couru pour essayer de gagner les hauteurs, la montagne, le toit de l’école. Un de nos filleuls s’est même refugié tout en haut d’un cocotier alors que des trombes d’eau inondaient le sol. Il y est resté 3 heures… Certaines familles sont restées dans leur maison alors que tout s’effondrait autour d’eux. Au petit matin, sous une pluie incessante, des tonnes de boue… c’est la désolation. Des routes et des ponts détruits, des maisons dévastées sur des kilomètres, particulièrement toutes celles construites au bord des fleuves, des corps ensevelis, de nombreux personnes disparues.Ce typhon meurtrier nous montre une nouvelle fois la vulnérabilité des populations locales et notre petitesse fasse aux catastrophes naturelles. Pourtant, parmi le lourd bilan de cette tempête, surgissent plusieurs signes de vie et d’espoir : cette solidarité entre les familles, ces parents courageux qui savent qu’il faudra du temps pour reconstruire mais qui ont confiance en l’avenir et, bien sûr, nos filleuls qui ont déjà repris le chemin de l’école !

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